Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 20:38

Les roches apportent des missives
Le cirque croule de rage au-delà du ruisseau

Le bocage entoure ses prairies fumantes
Qui du ménage de la vierge
Qui de la roche qui tremblera

Alors,
Sur l’escalier creusé de main d’homme
Sur les pierres glissantes
Ne lâche pas mon bras...

Le gouffre est sans fond
Il geint aux échelles de fer qui
Fondent sous nos regards
Eperdus

Autour de la place du monument qui
A l’église aux pierres démontées
Froides
Roides
Sans âge

Là, restera le village

 

cartes-postales-photos-Le-Chaomenage.jpg.

 

 

Par graphene.over-blog.com - Publié dans : poème - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
Voir les 0 commentaires
Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 17:33

maison-arbre.jpg

Sur la fleur de velours

Sur la fleur de velours, je graverai ton nom.
Quand la vie aura tu aux branches ses violences,
Le vent autour de nous sifflera nos silences,
Sur la table de bois, contre les murs, sinon…

Dans l’arbre on squattera un tendre cabanon.
Appartements, maisons, déchus sans virulences
D’un cocooning ouaté filant nos indolences
En maille retournée, en mortaise et tenon…

Je viendrai dans tes bras, ma bouche sur la tienne,
Mes mains à tes poignets, pour que je t’appartienne,
Volant sur le tapis, pour ta soif étancher…

Tu seras contre moi, ma douce magicienne,
Les fagots dans le poêle et l’amour au plancher
Brûlant à tout jamais notre douleur ancienne…


Graphène

 

Par Graphène - Publié dans : poème - Communauté : Les plumes de timilo
Voir les 3 commentaires
Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 16:39

Qui dort overblogue...

Bloc usé, un peu abîmé, marqué. Pas par le temps, mais par mes stylos au travers des feuilles vierges du dessous, du dehors. Dois-je dire encore bloc de travail ? Je m’en étonne chaque jour. On peut dire bloc de textes aujourd’hui. Même textes couchés sur bloc. En bloc.

Car si jadis entre matinée et après-midi de travail à la boîte, la microsieste de cinq minutes investissait tout mon esprit. À sa manière. Un abîme essentiel m’amenait largement pendant des heures de la cuisine au lit, du lit à la télé. Certes ces trajets-trajets fermaient mon horizon de rêve. Puis les cinq minutes passées, je sautais du lit et reprenais le boulot à l’heure.

Aujourd’hui plus de travail, et mes demi-journées de sommeil ont l’allure d’instantanés. Je retravaille sur mon bloc, recalcule des devis anciens. Je marque les pages du dessous, du dedans. Je m’en réveille crevé. Crevé ? Pourtant je devrais être reposé. Pour écrire je maintiens et je force mon stylo, mais il retombe toujours dans les premiers sillons.

Insensiblement les microsiestes accumulent leurs tensions et la catastrophe survient, le barrage se rompt. Alors je me réveille haletant. Du bloc au frigo et du frigo au lit.

Dormir, écrire comme un disque de vinyle qui saute. Avec un saphir trop usé. Je pourrais en changer. Mais le puis-je ?

Et le saphir, lui, déjà, a tant remarqué et marqué mes rayures...

 

disque10.jpg Graphène, disque et saphir  photophiltrés 

Par Graphène - Publié dans : textes courts - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 20:44

 

Sur la murette du sage

 

sitelle 

 

Derrière la montagne, le soleil se couchant
Aux creux des vallons colore le maquis.
D’un reflet rose,
Sur un ciel bleu, tout embaumé.

Les carabes cuivrés, les abeilles,
Les oiseaux et les papillons s’activent encore.

Là-haut sur la colline
Dans les frondaisons de la forêt,
L’air s’emplit de l’écho du chant sonore des sittèles.

L’agitation du monde me semble si lointaine.

La grande bâtisse un peu délabrée,
Toujours pleine de charme, me fait de l’œil.
Les huisseries écaillées, les gros linteaux de granit,
Les murs de pierres sèches
Les interstices remplis de fleurs, gorgées de soleil.

Et les tuiles rouges du toit presque plat
Sommeillent encore.

Près de la maison, les murettes,
Les grands romarins bien taillés, les escaliers fleuris,
M’accueillent comme Ulysse, après un long voyage.

Chaleur de la pierre, odeurs offertes.

Le bon chien vient vers moi, il me reconnaît.
Tommy, fidèle. Oui, je suis bien Ulysse.
Le Père Badi avait raison.
En contrebas, le gargouillis du lavoir.
Un garçonnet et une fillette,
Jean Jean et Fanfan, courent autour.
Et chassent des papillons blancs,
Mais ceux–ci sont bien trop agiles.

Je suis un peu fatigué.
La poussière du chemin sans doute.

Sur le rebord de la fontaine,
Deux autres gamins sont plus sages.
Ils lisent, rient.
Je sais que ce livre est leur roman. Comment ?
Grâce au Mur où je suis assis,
Sans doute.

La Murette du Sage.

Mais dites, comme c’est bon, là !
Je bois sa douce chaleur.
Par tous les pores de ma peau.
La vieille Mado m’offre un verre de vin
Du Clos Réginu. Elle a toujours vécu ici,
Ça je le sais aussi.

Elle sourit.

Se rides me parlent. L’ochju hè rottu !
Oui, ça je le savais aussi.

Son homme près d’elle est si prévenant.
Escogriffe, de velours, Nydåm le Grand,
Sampiero Corso, les oreilles poilues,
Les mains larges comme des bachiles,
Comme de grandes batulles.
Il l’entoure de sa tendresse.
Sa signatora.

Entre les romarins, sous la tonnelle de vignes
une grande table de bois.
Du lait de brebis, du miel, et aussi du jambon,
Des saucissons, une grosse miche,
Une fiasque de vin, du fromage, des fraises.

Et cette odeur tenace, envoûtante
Qui ouvre grand mon appétit.
Odeur qui remonte des lentisques, des bruyères,
Des genêts, des lauriers thym, des cytises, des tamaris,
Des prunelliers, des arbousiers.

Et ces deux-là, attablés, sont amants, je le sais.
Pierre et Hélène, ils mangent du raisin.

Les papillons blancs ont les ailes tagués
De souffrances, de regrets,
De cœurs qui saignent, de chagrins.
Ils volent et bruissent près de la grande maison.
Dans tout le jardin.

Leurs écrits sont presque effacés,
Déjà.

Antønje et Petru lisent toujours,
Au fur et à mesure que les mots
De leur roman s’écrivent,
Se gravent, sur les pages.
Ils rient aux larmes. Best Seller.
Et ne s’en alarment.

Maria Helena et U Saviu s’échangent encore des grains de raisin.
Tendrement, comme des colombes.
Les cheveux de cuivre de la belle illuminent le couchant.
Quelle douceur, quel silence.

Juste le son d’une Chjarmà e rispondi, un peu plus loin,
Qui nous parvient.
J’y reconnais mes ténors.
Ce n’était pas dans l’Odyssée, mais que m’importe.
Si sbaglia u préte à l'altare…

Ulysse, ou Vévé, je suis entouré
De centaines de papillons blancs,
Graciles, aux ailes maintenant immaculées.

Le sentier, mon chemin, ma route de la Consolation,
A traversé le miroir sans tain, sans un seul bris de glace.

Cela ne me laisse pas froid, bien au contraire.

Ici, au Pays de l’Amour,
J’ai le cœur, chaud, tout gonflé...

 

 

Graphène

 

 

 

Par graphene.over-blog.com - Publié dans : poème - Communauté : Les plumes de timilo
Voir les 7 commentaires
Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 20:46
 
 
 
Un tout petit fil
Près de Vénus est tombé
Oui, c’est le dernier…
 

 

botticellibirthofvenus.jpg

Et surtout, ne mettez jamais le kigo au frigo...
Par Graphène - Publié dans : poème - Communauté : Les plumes de timilo
Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés